On assimile souvent le terme d’énergie renouvelable à celui d’énergie propre. Au sens strict, la définition est différente : une énergie propre ne produit pas de polluant, ou si elle en produit, qui disparaissent rapidement. Par conséquent, une énergie renouvelable n’est pas nécessairement propre et une énergie propre n’est pas forcément renouvelable.
Par exemple, l’énergie issue de la combustion de la biomasse est propre à condition que la consommation ne soit pas excessive et permette à la flore de réabsorber tout le C02 dégagé.
Les énergies renouvelables suffiront-elles à limiter le réchauffement climatique ?
Lorsqu’on ne tient pas compte du potentiel de réduction des émissions de gaz à effets de serre que comportent les modes actuels de production et d’utilisation de l’énergie, les énergies propres et renouvelables sont parfois présentées comme une solution au problème du réchauffement climatique.
En réalité, il faut considérer 2 aspects complémentaires des politiques de maitrise de l’énergie: les économies d’énergie d’une part, et les énergies renouvelables d’autre part.
L’objectif étant de diminuer la consommation d’énergies fossiles. Sauf pour la géothermie, la production d’énergie d’origine renouvelable ne met pas en œuvre de chaleur à haute température. Cette production est souvent limitée par son rendement, son stockage, la superficie ou les infrastructures nécessaires. Les rejets de chaleur dans l’environnement, sont faibles ou nuls. Lire : les avantages des énergies renouvelables
Le développement des énergies renouvelables est nécessaire mais ne suffit pas à éviter une diminution des consommations d’énergie. Malgré les sources renouvelables, des changements dans nos habitudes de vie semblent indispensables.
Des études ont montré qu’un scénario énergétique 100% renouvelable à l’échelle mondiale était techniquement faisable grâce aux meilleurs techniques actuellement disponibles en matière d’efficacité énergétique.Cependant ces études ne se sont concentrés qu’aux aspects environnementaux, industriels et techniques et ne traitent pas les questions de responsabilités politiques liés à de tels changements et notamment les modes de financement.

La limite des conditions géographiques
La production d’énergie renouvelable, reposant sur l’exploitation de phénomènes naturels, requiert certaines conditions géographiques, comme par exemple la présence d’un vent suffisamment puissant pour permettre l’utilisation d’éoliennes. Certains pays seraient par conséquent défavorisés.
Une difficulté inhérente aux énergies renouvelables est leur nature diffuse et leur irrégularité. Puisque les sources d’énergie renouvelable fournissent une énergie d’une intensité relativement faible répartie sur de grandes surfaces, de nouveaux genres de « centrales » sont nécessaires pour les convertir en sources utilisables.
La limite de l’intégration dans le paysage
Un développement des énergies renouvelables aura des effets sur le paysages et sur le milieu, avec des différences sensibles d’impact écologique ou paysager selon l’installation concernée. Les impacts sur le paysage sont cependant assez subjectifs.
La construction des grandes installations (type centrale solaire) a toujours un impact sur le paysage. On cite souvent les grandes éoliennes, et plus rarement les toitures solaires. C’est pourquoi des efforts sont faits pour tenter d’intégrer ces installations dans le paysage. De plus, une production décentralisée peut aussi réduire les besoins de lignes à haute tension.
Les risques pour la faune
La construction d’un barrage hydroélectrique a des conséquences lourdes : inondations, modification de l’écosystème local. De plus, les barrages hydroélectriques gênent la migration des poissons, ce qui représente un problème pour l’écosystème et la variété et la survie de certianes espèces.
Les éoliennes représentent un danger pour les oiseaux et pour les chauves-souris, dont on retrouve régulièrement des cadavres sur les sites éoliens.
Le problème du stockage et de la distribution
Un des grands problèmes avec l’énergie, c’est son stockage et sa distribution. C’est d’autant plus vrai avec les énergies renouvelables qui dépendent du climat et varient énormément dans le temps.
L’énergie solaire n’est pas disponible à la demande, il est donc nécessaire de compenser, en disposant d’un stockage suffisant, auprès du consommateur, du producteur, ou à travers un réseau d’échange.
- Exemples d’utilisations directes d’énergies renouvelables sont les fours solaires, les pompes à chaleur géothermiques, et les moulins à vent mécaniques.
- Exemples d’utilisations indirectes, passant par d’autres formes d’énergie, sont la production d’électricité par des éoliennes ou des cellules photovoltaïques, ou la production de carburants tels que l’éthanol issu de la biomasse.
L’utilisation de l’énergie renouvelable, qui peut souvent être produite « sur place », diminue les appels aux systèmes de distribution de l’électricité. Un ménage moyen disposant d’un système solaire photovoltaïque avec du stockage d’énergie, et de panneaux solaires de la bonne taille, n’a besoin de recourir à des sources d’électricité extérieures que quelques heures par semaine.
Les contraintes économiques
- La mise en œuvre concrète est assujettie aux contraintes des marchés. La logique des fonds communs de placement n’est pas toujours une logique d’investissement.
- Les rentabilités économiques envisagées sont très fortes . Cependant, on ne sait pas exactement quelles seront les rentabilités comparées en fonction des procédés techniques employés. Les filières industrielles n’ont pas encore été mises en œuvre à grande échelle. Il faut imaginer des filières intégrées.
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